Notre conseil stratégique : osez l’indépendance !

Beaucoup de conseils en stratégie travaillent au sein d’un Cabinet de conseil. La structure étable est rassurante, mais parfois un peu étouffante. Pourquoi ne pas sauter le pas et devenir Consultant en stratégie Indépendant ?

Les avantages de l’exercice en Indépendant

Sortir du ronronnement d’un Cabinet de conseil, c’est d’abord s’offrir le luxe d’être son propre patron ! Cela paraît une tautologie, mais la liberté est le premier avantage de celui qui choisit de prendre son envol.

L’Indépendant n’est pas obligé de travailler pour un client avec lequel n’a pas d’atomes crochus. Il peut organiser son planning sans devoir quémander ses jours de congés. Il peut même aménager son horaire en fonction de contraintes personnelles. Ce sont là autant de petites choses qui améliorent grandement la qualité de vie.

L’autre intérêt d’exercer comme Consultant en stratégie Indépendant, c’est de garder pour une soi une plus grande part du produit de son travail. Alors que dans un Cabinet de conseil une bonne partie du prix facturé au client sert à financer la structure, le consultant qui exerce à son compte ne paye que les inévitables charges. Il peut ainsi travailler autant pour gagner plus, une équation bien tentante…

Les statuts possibles pour un Consultant en stratégie Indépendant

Le statut de micro-entrepreneur a l’avantage de la légèreté : il suffit de s’enregistrer en ligne et d’ouvrir un compte bancaire dédié pour commencer son activité et facturer ses premiers clients. Le plafond de chiffre d’affaires est cependant une limite rédhibitoire dès que l’activité se développe : le plafond annuel 2018 du CA en franchise de TVA est seulement de 33 200 euros (voire moins en cas de début d’activité en cours d’année) ! Ce plafond est très (trop) vite atteint. Ce statut n’est donc envisageable que pour une activité en complément (sous réserve des clauses de non-concurrence des contrats de travail…) ou pour un démarrage d’activité afin de “tâter le marché”.

Le portage salarial permet quant à lui de conserver un statut de “pseudo-salarié”, en se faisant rémunérer en fonction de sa mission par un intermédiaire qui prélèvera quelques pour cents pour ses frais, en sus des charges salariales et patronales applicables. Ce statut hybride est intéressant pour ceux qui ont déjà une longue carrière dans le régime général de l’Urssaf et souhaitent conserver leurs droits à la retraite dans un seul régime : il conviendra par exemple très bien à des seniors qui choisissent le conseil en fin de carrière, pour capitaliser sur une expérience en entreprise. Il n’est en revanche adapté qu’à des missions d’une certaine durée, compte tenu de la paperasserie inhérente à chaque début de mission (qui implique dès lors trois protagonistes, le client, le conseil et la société de portage). Il est donc à exclure pour un consultant multipliant les interventions éclair chez de nombreux clients différents : la situation contractuelle deviendrait vite inextricable dans un tel cas !

La voie royale de l’Indépendant reste bien évidemment la création d’une société dédiée (EURL, SARL, etc.) à son activité de conseil stratégique. L’existence d’une structure est plus rassurante pour les clients, qui apprécient de traiter avec quelqu’un ayant “pignon sur rue”. En revanche il ne faut pas négliger les contraintes administratives engendrées et les frais fixes inévitables (contribution foncière des entreprises, comptable au moins pour l’arrêté annuel). Cependant, passé la phase d’initialisation nécessaire à la mise en place, la gestion d’une structure légère (sans employé permanent) n’est ni coûteuse, ni chronophage. Cette solution est sans doute la plus adaptée pour une activité classique de conseil.